Le système mondial fait naître un sentiment croissant de futilité alors que, les pays et les instances internationales s'attaquant de façon répétée aux déficiences de nos systèmes sociaux, les symptômes ne font qu'empirer. On débat sur des législations nationales et des programmes de développement internationaux prometteurs que l'on adopte plein d'espoir, malheureusement ils se révèlent inefficaces. Fréquemment, les résultats obtenus semblent n'avoir aucun point commun avec ceux que l'on espérait obtenir lorsque les programmes ont été établis. Dynamique Mondiale représente en quelque sorte un appel aux armes contre ce sentiment de futilité. L'ouvrage montre les occasions qui nous sont offertes pour amener le monde en équilibre avec les forces qui s'exercent dans l'environnement humain, alors qu'il nous reste encore un peu de temps et d'espace pour man uvrer. A travers toute son histoire l'homme s'est focalisé sur la croissance : croissance de la population, du niveau de vie, des limites géographiques. Malheureusement, dans notre monde fini, la croissance doit à un moment donné céder le pas à l'équilibre. Malthus a postulé que l'offre de nourriture était le facteur limitatif ultime, le Professeur Forrester, pour sa part, suggère que la pollution, la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles peuvent également avoir un rôle critique à jouer. L'industrialisation peut être une menace bien plus fondamentale que la seule population. Compte tenu des limites de notre environnement, le système mondial dans son entier peut fort bien ne pas être capable d'atteindre le niveau de vie qui a été posé comme norme par les pays industrialisés. Les buts et les aspirations de tous les pays devront être radicalement réajustés lorsque la croissance et l'expansion céderont la place à l'équilibre mondial. Cet ouvrage présente la première étape de l'application des principes de la Dynamique des Systèmes au comportement des forces impliquées dans le processus de transition de la croissance à l'équilibre mondial. Un tel équilibre stable et durable peut nécessiter une combinaison de changements sociaux, économiques et techniques qui contiennent des politiques aussi " anti-intuitives " que celle consistant à réduire l'accent mis actuellement sur la production de nourriture et l'industrialisation.