New Fraternity connait ses dernières heures, mais elle ne le sait pas. Plus que le sort de la Bête enfin captive, la guerre et la famine mettent à mal l’unité et les fondements mêmes de la communauté. Superstition, bigoterie, arrivisme, sectarisme ou racisme resurgissent et sapent l’unité de façade qui prévalait jusqu’ici. Seuls Emile et Marie semblent être épargnés par l’hystérie collective. Mais après la mort de Mc Corman, la folie meurtrière de Josiah sera l’étincelle qui mettra le feu aux poudres et libèrera les rancœurs de chacun. La démence plus que la raison guident désormais les habitants de la petite communauté qui, en voulant tuer la Bête, iront jusqu’à détruire leur propre ville et avec elle, leurs rêves d’un monde meilleur. Comme l’avait prophétisé Alexander, « New Fraternity ne survivra pas à son fondateur » et dès lors chacun doit retourner vers le monde qu’il avait voulu laisser derrière lui. Seuls quelques-uns refuseront, par conviction ou faute d’alternative, à renoncer à leurs rêves et iront poursuivre l’Utopie, plus au Nord, à Nashoba