Rien ne laissait présager un tel avenir politique pour Guy Chevrette. Jeune instituteur originaire de Joliette, il s'engage dans l'action syndicale au nom des enseignants et, plus tard, de l'ensemble des travailleurs de la province. Remarqué par René Lévesque au cours des travaux de la Commission Cliche, il se joint au Parti québécois en 1981. Élu dans la circonscription de Joliette, il restera pendant 26 ans au service de ses concitoyens, au gouvernement comme dans l'opposition. René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard et Jacques Parizeau l'ont tour à tour nommé ministre de portefeuilles stratégiques de leur gouvernement. Ses nombreux accomplissements et les solutions qu'il apporte aux crises sociales et économiques de cette période démontrent son influence et l'écoute dont il bénéficie au sein du Conseil exécutif. Mais, si remarquable qu'ait été son parcours, en 2002 le doute s'installe chez l'homme politique. Pendant cinq jours fatidiques, il s'efforce d'évaluer son avenir, inquiet de la relation tendue qu'il entretient avec Bernard Landry. Ses réflexions précipitent la fin d'une carrière brillante et bien remplie. Son départ crève-cour soulève bien des questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre. Un aide-mémoire précieux d'une période fertile de la politique au Québec.