
Jeu et théorie du duende
2013
First Published
3.00
Average Rating
64
Number of Pages
Texte d’une conférence prononcée en 1930, Jeu et théorie du duende “donne une leçon simple sur l’esprit caché de la douloureuse Espagne.” Mot espagnol sans équivalent français, le “duende” dérive, au sens étymologique du terme, de l’expression : “dueño de la casa” (maître de la maison). Le duende serait un esprit qui, d’après la tradition populaire, viendrait déranger l’intimité des foyers. Son second sens est enraciné dans la région andalouse. Le duende désignerait alors “un charme mystérieux et indicible”, rencontré dans les moments de grâce du flamenco, apparentés à des scènes d’envoûtement. Ces significations se rejoignent dans l’évocation d’une présence magique ou surnaturelle. Le duende provient du sang de l’artiste. “C’est dans les ultimes demeures du sang qu’il faut le réveiller”, écrit Lorca. Le duende serait une sorte de vampirisation qui injecterait un sang neuf à l’âme. De ce fait, il flirte avec la mort. En tant que forme en mouvement, García Lorca énonce que “le duende est pouvoir et non œuvre, combat et non pensée”. Là où le duende s’incarne, les notions d’intérieur et d’extérieur n’ont plus lieu d’être. Si le duende est universel et concerne tous les arts, c’est dans la musique, la danse et la poésie orale qu’il se déploie pleinement, puisque ces arts nécessitent un interprète. Or, le duende n’existe pas sans un corps à habiter. Ce minuscule décalage du regard qui donne à voir l’intervalle entre les choses, bouleverse le mode de pensée cartésien.Edition bilingue.
Avg Rating
3.00
Number of Ratings
1
5 STARS
0%
4 STARS
0%
3 STARS
100%
2 STARS
0%
1 STARS
0%
goodreads
Author

Federico García Lorca
Author · 129 books
Born in Fuente Vaqueros, Granada, Spain, June 5 1898; died near Granada, August 19 1936, García Lorca is one of Spain's most deeply appreciated and highly revered poets and dramatists. His murder by the Nationalists at the start of the Spanish civil war brought sudden international fame, accompanied by an excess of political rhetoric which led a later generation to question his merits; after the inevitable slump, his reputation has recovered (largely with a shift in interest to the less obvious works). He must now be bracketed with Machado as one of the two greatest poets Spain has produced in the 20th century, and he is certainly Spain's greatest dramatist since the Golden Age.