
A travers des petites chroniques datées, entre le récit épistolaire et journalistique où chaque texte est un carnet de voyage et de souvenirs de rencontres, les deux auteurs notent les événements qui les ont marqués ou ont marqués l'opinion depuis 1999. Le quotidien et le vécu que Matarese et Meddi livrent tour à tour sont empreints de leur métier, les deux auteurs sont journalistes. Leurs témoignages sont ainsi inspirés de leurs reportages, et de l'actualité algérienne nationale et internationale. Ils chroniquent l'effet des catastrophes évitables comme les accidents de la route, les ravages séismiques, les émeutes de 2011, et les apparatchiks. Une vie au quotidien, sur les routes avec les nationales coupées et les pannes, sous l'eau et les pluies torrentielles, sur terre chez soi en face de la mer pour un ftor aux boureks et raisins fermentés, ou dans les airs, sur les hauteurs de villas d'ambassades. Ces récits sont aussi un aperçu hors d'Alger, direction Constantine durant son couronnement en tant que "Capitale de la culture Arabe", vers l'Ahaggar et le guépard du Tassili, dans la vallée du M'zab escortés, ou dans le train Alger-Oran, entre autre. Matarese et Meddi à partir de leurs anecdotes et réflexions, dressent ainsi un constat sur l'Algérie contemporaine et son à venir. "Jours Tranquilles à Alger" est une forme de messages en bouteille où les récits ne sont pas des SOS mais des fenêtres ouvertes sur le présent, pour qui voudrait s'approcher et voir qu'entre mer, océan et continents, l'Algérie est la somme du vécu de femmes, d'hommes et d'enfants dont les deux auteurs sont une partie, dans un pays qui oscille entre construction et déconstruction.