Les savants et les philosophes qui constituaient auparavant la Republique des Lettres ecrivaient pour convaincre leurs pairs et dependaient du pouvoir et des grands. Avec l'emergence, au milieu du XVIIIe siecle, de l ''opinion publique', le pouvoir change de camp. On voit naitre chez les intellectuels trois passions successives qui font l'objet de cette trilogie. Dans les precedents volumes, nous avons vu les intellectuels solliciter les applaudissements du public puis revendiquer leur independance a l'egard des grands et un statut d'autorite morale. Dans ce dernier volume, on observe la naissance de la volonte de pouvoir. Dans les annees 1760, l'aura des philosophes est telle qu'ils sontcourtises par les rois et les princes etrangers. On recherche leur onction pour se faire une reputation de souverain eclaire. Ils se revent conseillers du prince, voire souhaitent entrer en politique... Diderot, d'Alembert, Helvetius ou Voltaire vont mesurer, chacun a sa facon, les limites de leur pouvoir.