
Des années de plomb italiennes au Québec rural de 1950, en passant par le Montréal actuel, une Thaïlande oppressante et une Floride enneigée, Les voies de la disparition dessine une géographie de la fuite. Entre Manue qui peine à tomber enceinte, Fabio qui tente de ranimer la flamme, l’attentat de Bologne, les éléphants menacés d’extinction, Claudio et son fardeau, deux terroristes en cavale, Jacques Cartier le jardinier et une grand-mère qui perd la mémoire, on découvre plusieurs manières de disparaître. Mais si, pour se sauver, plutôt que de chercher à effacer ses traces, on se confrontait à la réalité ? Voilà un roman où s’enchevêtrent nature et humanité, mort et amour, évolution et décadence, pour dire que, même si la fin demeure toujours radicale, avec de l’imagination on peut réussir à la retarder.
Author

Mélissa Verreault est née en 1983. Elle a grandi sur la rive sud de Québec et habité Montréal durant près d’une décennie. Titulaire d’une maîtrise en création littéraire de l’UQAM, elle étudie présentement à la maîtrise en traduction de l’Université Laval, où elle est également chargée de cours en création littéraire. Mariée à un Italien, elle a séjourné plusieurs mois dans le pays de son époux. Ils résident maintenant à Lévis avec leurs triplées. Durant son exil en Europe, elle a nourri un blogue, Chroniques italiennes, devenu depuis Chroniques lévisiennes. Mélissa Verreault a publié aux Éditions La Peuplade trois romans, soit Voyage Léger (finaliste au Prix France-Québec 2012) L’angoisse du poisson rouge (finaliste au Prix des libraires du Québec 2015) et Les voies de la disparition (2016), ainsi qu’un recueil de nouvelles, Point d’équilibre (Prix du CALQ – Œuvre de l’année pour la région de Chaudière-Appalaches). Elle a également écrit un court roman pour les apprenants du français, Les couleurs primaires (2016), publié aux Éditions Didier en France. À ces publications s’ajoutent plusieurs textes diffusés dans différentes revues dont Moebius, Zinc, Virages, Biscuits chinois, Z.A.Q., XYZ et un essai dans les Cahiers du centre de recherche Figura. Elle a aussi participé à plusieurs collectifs (Stadorama, L’amour au cœur de la vie, L’ère-seconde : Portraits d’une génération entre deux millénaires, etc.). Elle a par ailleurs collaboré durant plusieurs années au magazine Urbania, pour lequel elle a entre autres été rédactrice en chef adjointe. Poète à ses heures, son texte Exposition a fait partie de la liste préliminaire du Prix de poésie Radio-Canada 2015.