


Books in series

#1
Quand les images prennent position. L'oeil de l'Histoire, 1
2008
La figura del poeta y dramaturgo Bertolt Brecht sirve de guía a Georges Didi-Huberman para mostrar las encrucijadas de la estética del siglo xx, germen de los problemas del arte actual. Guerra, exilio, vanguardias estéticas, compromiso político y nacimiento de la industria cultural, Cuando las imágenes toman posición presenta las preguntas clave de novelistas, poetas, filósofos y artistas acerca del lugar de la imagen y la imaginación en un mundo convulso.
«Un documento encierra al menos dos verdades, la primera de las cuales siempre resulta insuficiente.»

#2
Remontages du temps subi
2010
Quel est le rôle des images dans la lisibilité de l’histoire ? C’est la question reposée dans ce livre. Là où Images malgré tout tentait de donner à comprendre quelques images-témoignages produites depuis l’« œil du cyclone » lui-même ― le camp d’Auschwitz en pleine activité de destruction ― cet essai traite, en quelque sorte, des images après coup et, donc, de la mémoire visuelle du désastre. Une première étude s’attache à reconstituer les conditions de visibilité et de lisibilité ― concurrentes ou concomitantes ― au moment de l’ouverture des camps nazis. Elle se focalise sur les images filmées par Samuel Fuller en 1945 au camp de Falkenau et sur la tentative, une quarantaine d’années plus tard, pour en faire un montage doué de sens, une « brève leçon d’humanité ». Une seconde étude retrace les différentes procédures par lesquelles le cinéaste et artiste allemand Harun Farocki revisite ― et remonte ― certains documents de la violence politique. On découvre alors ce que c’est, aujourd’hui, qu’une possible restitution de l’histoire dans le travail des images. Deux essais plus brefs évoquent successivement l’activité photographique d’Agustí Centelles au camp de Bram en 1939 (ou comment un prisonnier regarde les autres prisonniers) et le questionnement actuel de Christian Boltanski sur l’image en tant que reconnaissance, transmission et œuvre de dignité.

#3
Atlas ou a Gaia Ciência Inquieta
2011
Aby Warburg’s Mnemosyne Atlas (1925–1929) is a prescient work of mixed media assemblage, made up of hundreds of images culled from antiquity to the Renaissance and arranged into startling juxtapositions. Warburg’s allusive atlas sought to illuminate the pains of his final years, after he had suffered a breakdown and been institutionalized. It continues to influence contemporary artists today, including Gerhard Richter and Mark Dion.
In this illustrated exploration of Warburg and his great work, Georges Didi-Huberman leaps from Mnemosyne Atlas into a set of musings on the relation between suffering and knowledge in Western thought, and on the creative results of associative thinking. Deploying writing that delights in dramatic jump cuts reminiscent of Warburg’s idiosyncratic juxtapositions, and drawing on a set of sources that ranges from ancient Babylon to Walter Benjamin, Atlas, or the Anxious Gay Science is rich in Didi-Huberman’s trademark combination of elan and insight.

#4
Pueblos expuestos, pueblos figurantes
2014
Este libro se interroga sobre la manera en que se representa a los pueblos: cuestión indisolublemente estética y política. Hoy los pueblos parecen más expuestos que nunca. Están, en realidad, subexpuestos en la sombra de sus puestas bajo la censura o -con un resultado de invisibilidad equivalente- sobreexpuestos en la luz artificial de sus puestas en espectáculo. En una palabra, están, como ocurre con demasiada frecuencia, expuestos a desaparecer.
Sobre la base de las exigencias planteadas por Walter Benjamin (una historia solo vale si da voz a los “sin nombre”) o Hannah Arendt (una política solo vale si hace surgir aunque sea una “parcela de humanidad”), se examinan aquí las condiciones de una posible representación de los pueblos. Examen que pasa menos por la historia del retrato de grupo holandés y los “retratos de tropas” totalitarios que por la atención específica prestada a los “pueblos humildes” por los poetas (Villon, Hugo, Baudelaire, por ejemplo); los pintores (Rembrandt, Goya o Gustave Courbet); los fotógrafos (Walker Evans, August Sander o, un ejemplo contemporáneo, Philippe Bazin).
El cine, por su parte, llama figurantes a los “pueblos humildes” frente a los cuales obran y se agitan los “actores protagónicos”, las stars, como suele decirse. De allí que los figurantes encarnen un objetivo crucial, histórico y político del cine mismo desde su nacimiento -La salida de los obreros de la fábrica Lumière- hasta sus elaboraciones modernas en Eisenstein o Rossellini, e incluso mucho más allá. Un extenso análisis se dedica aquí al trabajo de Pier Paolo Pasolini y su manera de recuperar a los “pueblos perdidos” en sus “gestos sobrevivientes”, conforme a un proceso que permite esclarecer los análisis de Erich Auerbach (para las formas poéticas), Aby Warburg (para las formas visuales) y Ernesto de Martino (para las formas sociales). Sin olvidar algunos ejemplos más contemporáneos, como el filme del realizador chino Wang Bing titulado, precisamente, El hombre sin nombre.

#5
Passés cités par JLG. L'oeil de l'Histoire, 5
2015
Jean-Luc Godard, comme penseur aussi bien que comme cinéaste—dans ses films tissés de phrases autant que d’images—semble s’être donné pour tâche de voir le temps. Il a l’œil sur l’histoire. Il s’inquiète souvent de la cécité de ses contemporains. Il leur répond par d’inlassables et d’inclassables citations dans lesquelles, pour ainsi dire, le passé est « cité à comparaître ». C’est comme un tribunal qu’il met en place. Mais où Godard se tient-il lui-même dans ce tribunal de l’histoire ? Tour à tour dans le fauteuil du juge, dans celui du procureur, du greffier, de l’avocat et, pour finir, sur le banc des accusés…
Ce livre voudrait interroger les diverses façons dont Godard fait de l’histoire avec les images. Comment fait-il pour « confondre » l’histoire, ainsi qu’il aime dire ? (Mais « confondre », qu’est-ce que cela veut dire au juste ? Confondre les coupables ou bien s’arranger pour tout confondre ?). Comment procède-t-il pour la juger, cette histoire, ainsi qu’il le fait si souvent ? Godard a diverses manières : divers jeux de langage qui, quelquefois, se contredisent entre eux. Divers arts du montage où apparaissent, ici son lyrisme ouvert (Rimbaud) et là ses slogans fermés (Mao), ici sa radicalité et là ses ambiguïtés. Il y a donc plusieurs JLG : un JLG de l’autorité (qui admire Malraux) et un JLG de la poéticité (qui admire les romantiques allemands). D’autres encore. Comme ce JLG qui polémique avec Pasolini et cet autre qui veut lui tendre la main.

#6
Peuples en larmes, peuples en armes
2016
Un uomo è morto in maniera violenta e ingiusta, delle donne lo piangono e si lamentano. Ben presto un intero popolo sarà in lacrime e queste lacrime si convertiranno in rivolta collettiva, in presa alle armi. La scena de La Corazzata Potëmkin di E· jzenštejn offre a Didi-Huberman l’occasione di discutere l’espressione del pathos in immagini e la forza trasformativa delle lacrime, il loro potere di sollevare un intero popolo. È possibile che un’emozione sopravviva nell’immagine? Può il pathos diventare praxis? Da qui l’ultima grande una dialettica del sensibile è in grado di rendere visibili le emozioni di popoli che vivono al margine, dandone quindi figurazione? Attraverso il montaggio, nelle sue diverse modalità tecniche, le emozioni stratificate nelle immagini assumono la forma di costellazioni estetiche dove la storia si arresta per rendere leggibili i popoli.