François Fejtö analyse et raconte la chute de l'Autriche-Hongrie dont la disparition en 1918 a, selon lui, entraîné l'Europe centrale dans la longue nuit des totalitarismes. Pour ce faire, il dresse une histoire à rebours des idées reçues de la « double monarchie », pointant du doigt l'alliance entre un républicanisme austrophobe et les chefs de file des exilés tchèques. Cette grande leçon d'histoire, qui se lit comme un roman, est préfacée par Maurizio Serra, diplomate et écrivain. « François Fejtö récuse le terme de "désagrégation", qui implique que l'Empire est mort de maladie, et lui préfère le terme de "destruction", qui implique que l'Empire a été assassiné. » Alain Finkielkraut