
Ce livre est parfaitement mis en page pour une lecture sur Kindle, Résumé : « Le mistral, qui vient de la vallée du Rhône et qui passe à travers les montagnes, a l’haleine courte, le cri entrecoupé de hoquets qui arrivent comme des décharges d’artillerie. Le vent d’est, qui passe au pied des alpes de Nice et rase la mer, apporte, au contraire, sur le littoral de Provence des aspirations d’une longueur démesurée, des sanglots d’une douleur inénarrable. » George Sand rapportera de ses flâneries bucoliques des souvenirs de paysages varois dont elle en fera un personnage à part entière de son roman. Tamaris est une histoire d’amour dans laquelle tout le spectre des passions humaines est évoqué. De ce récit, nous retiendrons les amours sincères de deux jeunes gens - un médecin et le lieutenant de vaisseau La Florade – épris d’une jeune veuve, la marquise d’Elmeval venue soigner son fils à la Villa Tamaris. La Seyne-sur-Mer, Toulon, Ollioules. Autant de lieux que les personnages parcourent au fil des pages. Extrait : En mars 1860, je venais d’accompagner de Naples à Nice, en qualité de médecin, le baron de La Rive, un ami de mon père, un second père pour moi. Le baron était riche et généreux ; mais je m’étais fait un devoir de lui consacrer gratis les premières années de ma carrière médicale : il avait sauvé ma famille de plus d’un désastre, nous lui devions tout. Il se vit contraint d’accepter mon dévouement, et il l’accepta de bonne grâce, comme un grand cœur qu’il était. Atteint, deux ans auparavant, d’une maladie assez grave, il avait recouvré la santé en Italie ; mais je lui conseillai d’attendre à Nice les vrais beaux jours de l’année pour s’exposer de nouveau au climat de Paris. Il suivait ma prescription, il s’établissait là pour deux mois encore et me rendait ma liberté, dont au reste la privation s’était peu fait sentir, grâce au commerce agréable de mon vieux ami et au charme du voyage. Ayant quelques intérêts à surveiller en Provence, une petite succession de famille à liquider pour le compte de mes parens, établis en Auvergne, je m’arrêtai à Toulon et j’y passai trois mois, durant lesquels se déroulèrent les événemens intimes que je vais raconter.