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Un homme seul book cover
Un homme seul
2025
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Ce récit aurait pu s'intituler "Le Livre de mon Père". Frédéric Beigbeder part à la découverte de Jean-Michel Beigbeder (1938-2023), dont il fait un vrai personnage de roman, à situer entre Roger Martin du Gard et Ian Fleming : « c’était un Français qui s’est cru Américain alors qu’il était Anglais ». Il tente de comprendre cet homme solitaire et secret, fils d'une américaine et d'un béarnais, qui se qualifiait lui-même de "solipsiste". Une enfance dans un pensionnat militaire catholique, l'abbaye-école de Sorèze, puis après les « kapos à chapelets » de Sorèze, chez les frères marianistes de la Villa Saint-Jean à Fribourg, l'a endurci à vie. À peine majeur, il a fui son pays natal pour apprendre le management à Harvard Business School. Au début des années 1960, il a importé en France le métier de "chasseur de têtes" (executive search), « plaçant » tous les dirigeants du CAC 40 (ou presque), durant cinquante ans. Ou les débauchant (« la guerre économique est la seule dont les déserteurs sont récompensés »). A moins que cette activité prestigieuse, le conduisant à voyager dans le monde entier et à tisser des réseaux dans toute ce que la France de l’époque comptait de « décideurs », n’ait été une parfaite couverture pour des activités d’honorable correspondant de la CIA ? Ce tombeau d'un père brillant et absent est aussi le portrait d'une génération de jouisseurs. Ces hommes seuls que l'on appelle aujourd'hui les "boomers" ont forgé leur égoïsme pendant la Seconde Guerre mondiale. Le confort fut leur idéologie, le luxe leur utopie, le divorce leur fatalité, l'Amérique leur horizon. Ils n'étaient pas faits pour être des pères de famille. À la fois philosophe pessimiste et playboy de la jet-set, Jean-Michel Beigbeder a épousé le XXème siècle, ses plaisirs, sa mondialisation et ses errements. Son fils contemple avec sensibilité la disparition d'un homme qui symbolise aussi l'écroulement d'un monde, et profile en creux son autoportrait au miroir de ce père si fraichement disparu, dont il peut enfin faire la connaissance…

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Author

Frederic Beigbeder
Frederic Beigbeder
Author · 22 books

Beigbeder was born into a privileged family in Neuilly-sur-Seine, France. His mother, Christine de Chasteigner, is a translator of mawkish novels (Barbara Cartland et al.); his father, Jean-Michel Beigbeder, is a headhunter. He studied at the Lycée Montaigne and Louis-le-Grand, and later at the Institut d'Etudes Politiques de Paris. Upon graduation at the at the age of 24, began work as an advertising executive, author, broadcaster, publisher, and dilettante. In 1994, Beigbeder founded the "Prix de Flore", which takes its name from the famous and plush Café de Flore in Saint-Germain-des-Prés. The prize is awarded annually to a promising young French author. Vincent Ravalec, Jacques A. Bertrand, Michel Houellebecq are among those who have won the prize. In 2004, the tenth anniversary of the prize, it was awarded to the only American to ever receive it, Bruce Benderson. Two of Beigbeder's novels, 99 Francs (Jan Kounen, 2007) and L'amour dure trois ans (Beigbeder, 2011), have been adapted for the cinema. In 2002, he presented the TV talk show "Hypershow" on French channel Canal+, co-presented with Jonathan Lambert, Sabine Crossen and Henda. That year he also advised French Communist Party candidate Robert Hue in the presidential election. He worked for a few years as a publisher for Flammarion. He left Flammarion in 2006. In May 2007 he spent time in the United States to shoot a film about the reclusive American author, J.D. Salinger.

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