Margins
VIE DE MOLIÈRE book cover
VIE DE MOLIÈRE
2010
First Published
3.30
Average Rating
108
Number of Pages

VIE DE MOLIÈRE. Le goût de bien des lecteurs pour les choses frivoles, et l’envie de faire un volume de ce qui ne devrait remplir que peu de pages, sont cause que l’histoire des hommes célèbres est presque toujours gâtée par des détails inutiles et des contes populaires aussi faux qu’insipides. On y ajoute souvent des critiques injustes de leurs ouvrages. C’est ce qui est arrivé dans l’édition de Racine faite à Paris en 1728. On tâchera d’éviter cet écueil dans cette courte histoire de la vie de Molière ; on ne dira de sa propre personne que ce qu’on a cru vrai et digne d’être rapporté, et on ne hasardera sur ses ouvrages rien qui soit contraire aux sentiments du public éclairé. Jean-Baptiste Poquelin naquit à Paris en 1620, dans une maison qui subsiste encore sous les piliers des Halles. Son père, Jean-Baptiste Poquelin, valet de chambre tapissier chez le roi, marchand fripier, et Anne Boutet[5], sa mère, lui donnèrent une éducation trop conforme à leur état, auquel ils le destinaient : il resta jusqu’à quatorze ans dans leur boutique, n’ayant rien appris, outre son métier, qu’un peu à lire et à écrire. Ses parents obtinrent pour lui la survivance de leur charge chez le roi ; mais son génie l’appelait ailleurs. On a remarqué que presque tous ceux qui se sont fait un nom dans les beaux-arts les ont cultivés malgré leurs parents[6], et que la nature a toujours été en eux plus forte que l’éducation. Poquelin avait un grand-père qui aimait la comédie, et qui le menait quelquefois à l’hôtel de Bourgogne. Le jeune homme sentit bientôt une aversion invincible pour sa profession. Son goût pour l’étude se développa ; il pressa son grand-père d’obtenir qu’on le mît au collége, et il arracha enfin le consentement de son père, qui le mit dans une pension, et l’envoya externe aux jésuites, avec la répugnance d’un bourgeois qui croyait la fortune de son fils perdue s’il étudiait. Le jeune Poquelin fit au collége les progrès qu’on devait attendre de son empressement à y entrer. Il y étudia cinq années ; il y suivit le cours des classes d’Armand de Bourbon, premier prince de Conti, qui depuis fut le protecteur des lettres et de Molière. Il y avait alors dans ce collége deux enfants qui eurent depuis beaucoup de réputation dans le monde. C’étaient Chapelle et Bernier : celui-ci, connu par ses voyages aux Indes, et l’autre, célèbre par quelques vers naturels et aisés, qui lui ont fait d’autant plus de réputation qu’il ne rechercha pas celle d’auteur. L’Huillier, homme de fortune, prenait un soin singulier de l’éducation du jeune Chapelle, son fils naturel ; et, pour lui donner de l’émulation, il faisait étudier avec lui le jeune Bernier, dont les parents étaient mal à leur aise. Au lieu même de donner à son fils naturel un précepteur ordinaire et pris au hasard, comme tant de pères en usent avec un fils légitime qui doit porter leur nom, il engagea le célèbre Gassendi à se charger de l’instruire. Gassendi ayant démêlé de bonne heure le génie de Poquelin, l’associa aux études de Chapelle et de Bernier.

Avg Rating
3.30
Number of Ratings
10
5 STARS
20%
4 STARS
20%
3 STARS
30%
2 STARS
30%
1 STARS
0%
goodreads

Author

Voltaire
Voltaire
Author · 90 books

Complete works (1880) : https://archive.org/details/oeuvresco... In 1694, Age of Enlightenment leader Francois-Marie Arouet, known as Voltaire, was born in Paris. Jesuit-educated, he began writing clever verses by the age of 12. He launched a lifelong, successful playwriting career in 1718, interrupted by imprisonment in the Bastille. Upon a second imprisonment, in which Francois adopted the pen name Voltaire, he was released after agreeing to move to London. There he wrote Lettres philosophiques (1733), which galvanized French reform. The book also satirized the religious teachings of Rene Descartes and Blaise Pascal, including Pascal's famed "wager" on God. Voltaire wrote: "The interest I have in believing a thing is not a proof of the existence of that thing." Voltaire's French publisher was sent to the Bastille and Voltaire had to escape from Paris again, as judges sentenced the book to be "torn and burned in the Palace." Voltaire spent a calm 16 years with his deistic mistress, Madame du Chatelet, in Lorraine. He met the 27 year old married mother when he was 39. In his memoirs, he wrote: "I found, in 1733, a young woman who thought as I did, and decided to spend several years in the country, cultivating her mind." He dedicated Traite de metaphysique to her. In it the Deist candidly rejected immortality and questioned belief in God. It was not published until the 1780s. Voltaire continued writing amusing but meaty philosophical plays and histories. After the earthquake that leveled Lisbon in 1755, in which 15,000 people perished and another 15,000 were wounded, Voltaire wrote Poème sur le désastre de Lisbonne (Poem on the Lisbon Disaster): "But how conceive a God supremely good/ Who heaps his favours on the sons he loves,/ Yet scatters evil with as large a hand?" Voltaire purchased a chateau in Geneva, where, among other works, he wrote Candide (1759). To avoid Calvinist persecution, Voltaire moved across the border to Ferney, where the wealthy writer lived for 18 years until his death. Voltaire began to openly challenge Christianity, calling it "the infamous thing." He wrote Frederick the Great: "Christianity is the most ridiculous, the most absurd, and bloody religion that has ever infected the world." Voltaire ended every letter to friends with "Ecrasez l'infame" (crush the infamy—the Christian religion). His pamphlet, The Sermon on the Fifty (1762) went after transubstantiation, miracles, biblical contradictions, the Jewish religion, and the Christian God. Voltaire wrote that a true god "surely cannot have been born of a girl, nor died on the gibbet, nor be eaten in a piece of dough," or inspired "books, filled with contradictions, madness, and horror." He also published excerpts of Testament of the Abbe Meslier, by an atheist priest, in Holland, which advanced the Enlightenment. Voltaire's Philosophical Dictionary was published in 1764 without his name. Although the first edition immediately sold out, Geneva officials, followed by Dutch and Parisian, had the books burned. It was published in 1769 as two large volumes. Voltaire campaigned fiercely against civil atrocities in the name of religion, writing pamphlets and commentaries about the barbaric execution of a Huguenot trader, who was first broken at the wheel, then burned at the stake, in 1762. Voltaire's campaign for justice and restitution ended with a posthumous retrial in 1765, during which 40 Parisian judges declared the defendant innocent. Voltaire urgently tried to save the life of Chevalier de la Barre, a 19 year old sentenced to death for blasphemy for failing to remove his hat during a religious procession. In 1766, Chevalier was beheaded after being tortured, then his body was burned, along with a copy of Voltaire's Philosophical Dictionary. Voltaire's statue at the Pantheon was melted down during Nazi occupation. D. 1778. Voltaire (1694-1778), pseudónimo de François-

548 Market St PMB 65688, San Francisco California 94104-5401 USA
© 2026 Paratext Inc. All rights reserved