Proposés dans une traduction inédite, deux textes, l’un de 1895 et l’autre de 1926, pour comprendre le sens de l’angoisse et le rôle du corps dans notre vie psychique. Dans le premier (« Qu’il est justifié de séparer de la neurasthénie un certain complexe symptomatique sous le nom de névrose d’angoisse »), Freud entend montrer la spécificité de la psychanalyse et souligne ce qui n’en relève pas : toutes les maladies somatiques. Il pointe également le rôle actuel de la sexualité, du corps, dans les problèmes psychiques. Dans le second texte (« Inhibition, symptôme et angoisse », il prend position vis-à-vis de la thèse défendue par Otto Rank dans Le Traumatisme de la naissance, s’appuie sur le cas du Petit Hans, et rattache plutôt l’angoisse à notre passé, éclairant au passage les troubles alimentaires (anorexie et boulimie). L’angoisse, ici, est un signal, celui d’un danger inconscient.